De la fourche à la fourchette

Depuis trois semaines, je vis à la française. À chaque matin, j’achète ma  baguette, mon croissant ou un pain au chocolat chez le pâtissier du coin.  L’après-midi, j’ai rendez-vous avec mon espresso sur une terrasse avec vue  sur la Place Victor Hugo, la mairie ou le canal, en observant les piétons.  Samedi, mardi et vendredi avant-midi, je passe par le marché négocier avec les marchands de fruits et légumes, parfois le poissonnier, et j’en ressors toujours avec une nouvelle découverte. Le soir, il m’arrive d’aller chez le  boucher.

Pas étonnant que cette réputation d’excellence des aliments les suit partout; la place d’honneur est réservé aux bio, la vocation: “eat local, buy  local, be local”.

Une réalité qui semble impossible au Québec, mais pourtant ne devrait pas l’être!

Roanne, c’est un petit village dans le département Rhônes-Alpes.Un climat semblable, une terre aussi… ce qui change c’est la mentalité. Agriculteur, éleveur bovin, boulanger, pâtissier, cuisinier: ce sont des métiers de passionnés, des métiers nobles, des artisans qui gagnent le respect de la population et sont essentiels à l’économie locale.

C’est donc sur une grande note que se termine le mois d’octobre à Roanne, un mois où la gastronomie et les produits de la terre sont mis de l’avant:

D’abord avec le festival Roanne Table Ouverte: à déguster! Des ateliers de cuisine, des avant-midis “Savoir et saveurs” durant lesquels on s’instruit et on goûte, des dîners spectacles, des rencontres enrichissantes..

Ensuite avec la Fête du charolais du 22 au 24 octobre: pour mettre en contact consommateurs et producteurs.

 

Des bêtes d’une taille impressionnante: on les juge évidemment sur leur gabarit, mais également sur l’omniprésence des muscles, leur forme carré, leur capacité à produire de lait, etc…C’est la promotion de la viande bovine et de tous les acteurs qui y sont reliés. Enfants, jeunes adolescents, ainsi que gens de l’industrie sont au rendez-vous.

Évidemment, qui dit “fête bovine” dit également dégustation. Des kiosques avec fromages fins, de saucissons, des bavettes grillés et de la joue de boeuf à la bourguignonne… un vrai régal!

À savoir que la ferme Loire compte également deux vergers: les coteaux du Jarez, avec la production de cerise et les coteaux du Pilat où la production est la pomme; et que la viticulture tient une place non négligeable avec 5 appellation d’origine contrôlée (vin)… Les dégustations de vins et liqueurs de la région étaient donc également au menu.

On instruit, on valorise et on fête: voilà donc comment mousser l’intérêt pour la bouffe local!

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