Une table qui en vaut le détour

Merci à tous ceux et celles qui m’ont incité à écrire! Voici donc une table à ne pas manquer, si jamais vous êtes près de Genève…

C’est vers 5h00 du matin, avec un morceau de baguette sous la dent et un café-crème en main, que nous prenons route vers Genève. Un trajet qui requiert trois heures, mais pas le temps de s’ennuyer sur les routes sinueuses et très embrumés de la région du Rhônes-Alpes.

Les nuages finissent par disparaître pour dévoiler un paysage à couper le souffle: les Alpes au loin, et le lac Léman devant séparant la campagne frontalière, la Haute-Savoie, de la Lausanne.

Un petit arrêt à l’hôtel pour y déposer nos bagages et direction centre-ville.

Un long week-end à Genève suffit pour y voir tout ce qu’il y a de plus beau et de plus intéressant: le fameux jet d’eau près du port de Genève, l’horloge en fleur, le centre-ville avec toutes les boutiques de luxe, les clubs, et le Vieux-Genève qui reste l’endroit de prédilection des Genevois pour l’apéro en fin de journée sous les chauds rayons du soleil. Le meilleur, c’est qu’en tant que  Montréalais, on ne s’y sent aucunement dépaysé, avec des noms de brasseries si familiers tel  “Le Pied de cochon”, et les bars à vin tels la “Buvette à Roger” qui reprends des airs à Simone…

Voilà une première journée terminée et une autre adresse à noter comme “incontournable”. La dégustation du menu “Exploration” au restaurant Ô Flaveurs du Château de Chilly à Douvaine: Wow!

Le restaurant Ô Flaveurs était d’ailleurs mon premier étoilé Michelin!!! et c’est certainement une table qui en vaut le détour pour tant de raisons. Un service impeccable, des plats savoureux avec une très belle évolution, et un accord met-vin soigné. Autant de plaisir pour les papilles que pour les yeux.

Dès l’apéro, je suis émerveillé par le travail de réflexion qui entre dans la composition de chaque service. On débute avec une version réinventé du kir royale: champagne et hibiscus confite, puis des amuses-bouches: légumes miniatures sur mie de pain à l’encre de sèche, beurre aux anchois.

L’exploration se continue côté mer: l’huître crue, avec gelée au yuzu, et crème fraîche, qui amène un parfum intense et une touche d’acidité agréable à l’huître iodée, le tout se termine en douceur grâce à la crème… j’en aurais mangé toute une douzaine!

Par la suite, un pétoncle avec une fine lamelle de truffe d’alba, et bétrave jaune, dans une émulsion à la truffe.

Ensuite, écrevisses confites au beurre, réduction d’hibiscus, et émulsion à la pomme granny-smith: sucré, salé, acide, beurré. Je suis aux anges!  Magret de col-vert, sauce salmis, tian de pomme de terre et cuisse confite, quartier de pomme et pamplemousse rôtis, chip de pomme de terre…. 

Pour couronner le tout, le repas se termine par une déclinaison de pomme verte avec un sorbet foin (et oui, le foin!) et hibiscus: si rafraîchissant, et un vrai régale pour ceux qui ne sont pas trop amateurs du chocolat!

En somme, une utilisation inattendue, presque osée de certains produits, mais une exécution parfaite qui nous laisse en haleine jusqu’à la fin de chaque service.

Je retiens que lorsqu’un projet est conçu dans l’amour, que les gens qui y travaillent sont des passionnés, et que le respect et l’écoute règnent, le résultat est phénoménal!

Merci au chef Jérôme Mamet, et à sa charmante femme Agnès pour une soirée mémorable, l’expérience restera à jamais gravée dans mes souvenirs.

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