Roanne, délicieuse à s’en lecher les babines!

La récente visite de nos amis français m’a permis de replonger dans des souvenirs forts agréables qui ont eu lieux lors de notre séjour à Roanne. Voici donc un premier essai sur une série de trois, qui relate une expérience gastronomique atypique. Alors qu’ils reprennent le travail à la Maison Troisgros cette semaine, je voulais en leur honneur partager mes impressions d’une soirée exquise lors de laquelle nous avons eu le privilège de savourer ce que la maison avait à nous offrir.

Au coeur de la ville de Roanne se dresse une petite gare couleur moutarde, rendant hommage à la Maison Troisgros, une institution qui depuis près d’un demi siècle détient trois étoiles Michelin et reste la fierté de tout les Français. Bien que plusieurs ignorent le nom de cette ville de 30 000 habitants, tous en connaissent son chef. Il y a quelques années, cette même gare arborait fièrement le saumon; le fameux plat qui a permis à la maison de recevoir ses étoiles 42 ans auparavant. Une sculpture de quelques douzaines de fourchettes, au centre d’un rond point, indique le chemin vers les purs délices culinaires.

Maison Troisgros

Lorsqu’on pénètre dans la maison, le décor est somptueux, riche mais également épuré et hyper chaleureux: un accueil hors du commun. On traverse les deux salles à manger, pour contempler l’endroit où la magie opère. Au simple coup d’oeil de cette cuisine, on comprend précisément pourquoi l’institution mérite les éloges et conserve ses étoiles depuis tant d’années: époustouflante!

Cuisine Maison Troisgros

C’est ensuite vers le “lounge” pour l’apéro: coupe de champagne et amuses-bouche: charbon de châtaigne à la truffe, sablé de parmesan et betterave marinée, et tomate chinoise. Ça commence bien😉

Apéro: Troisgros

Michel Troisgros se présente, et explique le menu qu’il a préparé pour nous: “J’espère que vous aimez la truffe…” Wow, je suis au paradis!!!!!

 

Maquereaux, gelée de rhubarbe, citron caviar

Nous nous asseyions à table. Dès la première bouchée, c’est une explosion de saveurs. Deux petits morceaux de filet de maquereaux cuits vapeur, sur une gelée de rhubarbe rose pâle, avec quelques perles de citron caviar. Le poisson est fondant, et l’ensemble surprend par sa fraîcheur en finale. Autant un délice pour les papilles que pour les yeux.

S’en suit un carpaccio de saint-pierre enveloppant des fines lamelles de truffes noires, avec zestes d’orange. Une poudre de câpres séchées et un filet d’huile d’amande et de jus de citron viennent compléter la personnalité du plat, procurant ainsi une multitude de textures et une complexité de goûts insoupçonnés de prime abord. Éclatée! Le parfait équilibre entre l’amertume, l’acidulé, le sucré et le salé.

Le maître d’hôtel revêtant des gants blancs tire un chariot. Dessus, une cloche en verre préserve la truffe blanche d’Alba aux arômes enivrantes. Le serveur y dépose ensuite deux assiettes: des mezzaluna aux potimarrons. À l’aide d’une mandoline, le maître d’hôtel recouvre le plat d’une fine couche de truffe. Pour couronner ce spectacle fort amusant, l’homme aux gants blancs verse une émulsion mi-crémeuse à la truffe d’Alba, avec une petite note acerbe.

L’été des indiens

Notre palet continue à voyager, cette fois vers “l’été des indiens”: un rouget aux trois beurres: poivrons et paprika fumé, oseille et citron, poivron jaune et curry. Ce plat a de l’âme: une laque impeccable et précise qui rappelle une oeuvre d’art. Moelleux, délicat et toujours légèrement acidulé: l’évolution dynamique du plat est ponctué par chaque bouchée. 

S’en suit l’homard pochées au beurre, nappé d’une sauce aux petits fruits rouges. Cuit à la perfection, le goût mordant des baies est édulcoré par la chair sucré et onctueuse du crustacé: un contraste délicieux!

La pièce de résistance: le carré d’agneau brûlé servi avec croque-jardinier. Et oui, brûlé; je plonge! Recouvert d’une fine couche de yaourt calciné, le carré d’agneau a (par magie!?!) une cuisson irréprochable: à point! L’enveloppe de cette viande tendre rappelle le “crispy” du croque-jardiner…

 

Carré d'agneau brûlé

Vient ensuite la dégustation des fromages d’artisans régionaux. Deux desserts: dim-sum à la crème pâtissière avec jus de raisin, et en finale une tourte au chocolat avec poire pochée au gingembre. Miam!

Sans excès, toujours justement dosé et contrasté, on nous vend du rêve! Cette philosophie qui amène le client à vivre l’éveil des sens en crescendo est le produit d’une cuisine avide, légère, simple, intègre, et étroitement liée à ses fournisseurs.

 

 

1 Comment

  1. dedieu pauline says:

    hey hey miss!! dsl mon message n’est pas au bon endroit mais l’adresse mail de toi ou de kim que ns avons n’est pas valable et cela fait si longtemps que jessaye de prendre contact avec toi que du coup je ne trouve un autre moyen pour te parler!!! jespere que tu vas bien, je ss ravie davoir un peu de tes news par ce blog! donne moi vite ton email afin que lon puisse secrire! je te fais de gros bisou et je pense svt a vs! pauline!! and orange box! hihihi

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